Apres notre bel effort de 80 kms a Torress del
Paine, il semblait evident (nous connaissant) que nous allions
profiter d'une journee de repos. Ce qui nous permet, au passage de
rencontrer Pierre Emmanuel et de passer une agreable soiree avec la
famille qui nous accueille (Christobal et La Pauli qui devrait
accoucher aux environs du nouvel an) autour d'un asado (barbecue)
et d'une bonne bouteille de Concha y Toro.
L'etape suivante nous conduit en Argentine un peu plus au Nord dans
la region des glaciers. Comme souvent, le programme evolue en cours
de route et plutôt que de commencer par El Calafate (au sud),
on rejoind immediatement El Chalten (au nord) pour trois jours de
balade autour du Fitz Roy. Ce somptueux massif que nous decouvrons
a la lueur du soleil couchant sous un ciel bien clair, est cerne de
pics qui portent les noms des pilotes français qui ouvrirent
les premieres lignes andines de l'aeropostale. Mermoz, Guillaumet
et Saint EXupery escortent donc avec grâce le maître
des lieux.
On trouve vite un camping gratuit a l'entree des sentiers pour se
faire une bonne nuit pre-marche.
En fin de matinee, sous un magnifique ciel bleu, on se met donc en
route pour atteindre le campement Poincenot (bien situe au milieu
des sentiers). Ces 4h sont sympathiques et la tente est est vite
remontee sous les arbres au pied du Fitz Roy.
Connaissant les caprices du temps patagon, on profite de la fin
d'apres-midi pour grimper 400m plus haut au bord du lago de los
Tres dont les eaux d'un bleu turquoise profond reflete les blancs
sommets environnants. Ya, Claro ! on en prend encore plein les
yeux, et on en a pas vraiment marre.
Cette splendeur ne represente qu'un quart de notre panorama, le
reste se trouvant en contrebas ; on y trouve la laguna Sucia et ses
glaçons flottants ainsi qu'une immense vallee glaciaire,
abritant prairies, forêts de hêtres et lacs.
Redescente et souper. Pour ceux qui se demandent ce quon se
prepare, la journee type c'est café/biscuits le matin,
purée/jambon le midi et soupe/pâtes pour le
soir.
Deuxième jour, 6 heures de marche aller-retour, pour
découvrir la vallée qui délimite le massif
côté Sud. La Patagonie nous rappelle sa vraie nature.
Pluie fine, vent et ciel couvert nous accompagnent toute la
journée. C'est dans les sous-bois, en observant les
orchidées, les carpinteros (piverts) ou les rapaces qu'on
apprécie d'avantage la balade. Car arrivés au bout de
notre route, le lac del Toro est effectivement mignon, mais les
sommets alentours sont bouchés et les rafales (110 km/h)
nous poussent vite a chercher des lieux plus abrités. Le
retour est dur, particulièrement pour le genou
endommagé de Laeti.
La soirée au campement sera, après ça, un
grand moment de plaisir. On retrouve Marie et Coralie
(rencontrées sur Torres del Paine), ainsi que
Pierre-Emmanuel et ses deux accolytes espagnols, Luis et Monser
avec qui il a dejà marché.
Jeux et discussions animenet ce début de soirée,
quant au moment du repas, la nourriture partagée nous
apportent ce soir une exceptionnelle diversité, chacun
sortant tour à tour son petit joker (saucisson, biscuits,
fromage, dulce de leche...). Merci aà tous pour ce
très bon moment, on reste en contact !
On approche ici du solstice d'été, et compte tenu de
notre position, la lumière commence à nous faire
défaut vers 23h, ce qui nous change bien des
crépuscules tropicaux à 19h.
Le soleil ayant palpé notre plaisir, il ramène sa
fraise le lendemain, pour permettre à tout le monde de
continuer son périple. Le notre nous mènera
nonchalament à 30 minutes de là en face du glacier de
Piedras Blanchas où on peut admirer
régulièrement les chutes de blocs en écoutant
le grondement provoqué par la rupture des séracs. 1h
de spectacle à peine troublé par le passage de
touristes bruyants.
Il est temps pour nous de redescendre, d'autant que le temps se
dégrade. La tente est pliée (2 nuits dans un
même lieu, c'est déjà pas si mal), et nous
retournons à El Chalten via un petit détour à
la laguna Capri...et c'est fini (blague!).
On campe encore, cette fois-ci avec douches dans cette petite ville
en plein développement : le tourisme arrive, mais ce n'est
pas encore comme El Calafate que nous rejoignons le lendemain. Il
faut dire de cette dernière, qu'elle sert de point de
départ aux excursions vers l'un des glaciers les plus connus
de la planète : le Périto Moreno.
Heureusement, on y trouve quand même la chaleur d'un bel
accueil chez Umberto, le patron du camping El Ovejero. On s'y
prépare pour le coup un repas gargantuesque.
Le réveil sonne à 6h45 pour de nouveau plier la tente
et partir passer 3h au bord de ce gigantesque glacier. Après
moultes hésitations compte tenu de la crainte de
l'"attraction", on s'est finalement décidé car la
météo s'annonçait excellente.
Et c'est le cas : il fait beau et nous ne serons pas
déçu de la visite. Certes il y a pas mal de gens,
mais ce n'est pas la folie et on arrive quand même à
trouver le calme nécessaire pour écouter cette
immense masse d'eau s'animer.
Pour info : il s'agit du glacier le plus mobile de la
planète (2m par jour au centre), 4kms de large, 14kms de
long, 55m de hauteur et plongeant à près de 150m sous
la surface du canal. Régulièrement, il vient boucher
ce bras d'eau jusqu'à ce que la pression fasse céder
ce barrage naturel (environ tous les 4 ans) -> ci-joint le lien
vers une vidéo de l'évènement :
http://www.youtube.com/watch?v=TZJYN8qnirE
Pour notre part, nous observerons ses teintes bleutées qui
marquent les zones les plus denses, ses crevasses et ses
épis sculptés par les vents et surtout nous
l'écouterons. Entre la chute des parois, les craquements
internes et les remontées de gros blocs
sédimentés qui se fraent un passage au milieu des
icebergs, le bonheur est, il est vrai principalement auditif.
Trente minutes après notre retour, 5h de bus nous conduisent
à Rio Gallegos pour une nuit de transit à
côté du terminal.
Nouvelle journée de 10h de bus pour rejoindre la Terre de
Feu avec la bagatelle de 2 frontières à passer (la
Terre de Feu étant séparée de la partie
continentale par un bout du Chili -> vous allez vous couchez
plus intelligent ce soir!).
Arrivés à Rio Grande, l'accueil réservé
par Graciela nous décide en cinq minutes à passer
Noël en ce lieu.
PS : Bon anniversaire au Tibo à Karine et Cédric et
pour tous les autres, Feliz Navidad !!!
Argentina
En écoutant les glaciers... (Argentina) posté le dimanche 23 décembre 2007 18:32
Feliz Navidad chez Graciela (Argentina) posté le jeudi 27 décembre 2007 21:01
Il y a des gens, des lieux, même à l'autre bout du
monde, avec qui et où l'on se sent chez soi.
Avec Graciela et son hostel Argentino nous avons eu et nous avons
toujours une connexion. Des les premières minutes
c'était clair dans nos esprits que nous passerions noël
ici et même un peu plus.
Pendant cette semaine, nous avons fait connaissance avec
différents personnages plus intéressants les uns que
les autres.
Graciela d'abord, un coeur d'or, une énergie
débordante et communicative, une hospitalité sans
limite, une personne formidable. Le capitaine incontesté de
cette arche de Noé. Merci pour ces superbes moments en ta
compagnie.
Julio, vient de Buenos Aires mais travaille ici quelques temps. Sa
culture, son argot et sa patience pour notre pauvre espagnol
ont rendu nos conversations riches d'apprentissage et cette visite
de Rio Grande à l'aube du jour de Noël...Moment unique
!
Javier, est un permanant (depuis 5 ans ici). Il vit derrière
le frigo et c'est un peu le frère ours de Graciela. Merci
pour tout, notamment pour le prêt du matériel de
pêche.
Pablo le taciturne, ici depuis 8 mois, tellement serviable qu'ils
nous emmenent visiter 2 estancias après une journée
de travail, merci Pablo.
Voilà pour les piliers du lieux. Bien sûr nous
rencontrons aussi beaucoup de touristes comme Alex et Christian, 2
cyclistes suisses, sportifs et fêtards, un très bon
mélange ! Mais c'est ici aussi un repère de motards
qui se donnent rendez-vous ici, les amis de Graciela qui
passent...En bref, c'est un moment de rencontre intense pour
nous.
Pour le réveillon de Noël nous étions 18
à table. Français, espagnol, anglais se mêlait
dans une joie partagée par tous. On a mangé, bu,
dansé, rit, la fête quoi ! Et à 4h30, le soleil
se levant, nous sommes allés l'observer, nous expliquant la
politique d'urbanisation de la ville.
A peine remis de la fête (le 28 : il faut dire que tous les
soirs, on remet ça !), nous sommes partis 1 journée
à Tolhuin, où se trouve le lac Fagnano, joli lieu
pour pêcher et se ballader. Malheureusement, les poissons ne
sont pas au rendez-vous. La truite de 15 kg ne sera pas au menu de
la soirée.
PS: Toujours plus de photos maintenant sur http://picasaweb.google.fr/leayol/Argentina
Feliz año nuevo à tous (Argentina) posté le vendredi 04 janvier 2008 19:16
Eh oui, il est temps ! Quelque soit le lieu ou la nationalite, nous ressentons tous le besoin à ce moment de l'année de s'embrasser, de partager et de penser à tous ceux auxquelles ont tient.
Entonces, c'est depuis Ushuaia qu'on vous envoie à tous de grandes et longues embrassades pour vous souhaiter :Salud, Vida, Suerte, Encuentras, Sonrisas, Sorpresas, Viajes, Amor, Amistad y todo lo que desean (Traduction : Santé, Vie, Chance, Rencontres, Sourires, Surprises, Voyages, Amour, Amitié et tout ce que vous desirez.).
Depuis chez Graciela où nous avons encore passé un peu de bon temps en compagnie de nos amis argentins, notre route nous aconduit une dernière fois un peu plus au Sud dans la célèbre ville de Nicolas Hulot et des gels douches (oui Christelle, on pense à toi).
On fait connaissance avec les voyageurs du camping Andino afin d'envisager comme il se doit le changement d'année et comme prévu, on retrouve nos deux cyclistes suisses Christian et Alex avec qui on envisage le barbecue (l'asado est de rigueur pour un nouvel an argentin). C'est sous les arbres que chauffent les braises de notre repas du réveillon, car une petite pluie fine (fréquente ici) tente de diluer nos breuvages locaux.
Nourris et quelque peu avinés, nous rejoignons 5 minutes avant l'heure fatidique nos voisins de barbecue pour partager les éternelles embrassades qu'on aime tant.
Tous d'humeur festive, nous entamons nos 3 kms de marche qui nous sépare d'une villedu bout du monde (c'est écrit partout) qu'on espère festive.
Désolé, on ne pourra pas vous renseigner sur ce dernier point, car après 300m de marche, nous sommes tous joyeusement invités à festoyer dans la demeure de Don Daniel. Notre groupe de 15 personnes ne les effraie pas et nous recevons une nouvelle fois une belle leçon d'hospitalité. Ça chante, ça danse, ça rigole, ça bavarde (avec Julio, le copain d'un certain Ernesto Guevara...quand même !)pour reprendre tituban au petit jour la montée vers notre camping.
Aouch ! Resaca, c'est le terme local qui désigne la gueule de bois, largement employé en ce 1er janvier agréablement ensoleillé. Maté et jonglage en guise d'activités.
Que dire d'Ushuaia ? Cette ville qui affiche partout qu'elle est la plus australe du monde est vraiment laide, mais elle est merveilleusement située ; coinçée entre le canal Beagle et de somptueux pics enneigés, les rares éclaircies donnent à voir depuis la hauteur de notre camping une magnifique vue sur la baie et ses petites îles.
Au matin du 2 janvier, nous repartons pour 3 jours en direction du parc national Tierra de Fuego pour faire un peu de rando. Le micro nous laisse au camping Laguna Verde conseillé par notre rencontre espagnole sur les chemins du Fitz Roy. Bonne pioche, merci à eux, l'endroit est splendide.
Ce site, coinçé dans un méandre du Rio Ovando nous offre la compagnie d'une multitude de lapins qui envahissent la région ainsi qu'une chouette diversité de rapaces qui viennent planer tout près de nos têtes. Les sentiers familiaux de la première 1/2 journée (3h) nous font découvrir les splendides tourbières dont les couleurs virent du vert pomme au bordeaux.
Les impressionants barrages de castors sont la preuve bien visible des désastres écologiques que peut créer l'introduction d'une espèce dans un autre environnement (ceux-ci viennent du Canada). Et pour finir une jolie baie : Lapataïa.
Seconde journée plus sportive : nous partons à l'assaut du cerro Guanaco (971m). C'est sans souci, le maté avalé en guise de petit dej' semble nous donner des ailes. Nous atteignons le haut de la crête vers 13h, pour découvrir émerveillés "notre bout du monde". De cet endroit, notre regard découvre en premier plan deux vallées verdoyantes de lenguas (les arbres fuégiens par excellence) tachetée de tourbières aux couleurs flamboyantes.
A l'extrémité de cette crête orientée Plein Sud, le panorama dévoile la ville d'Ushuaia, le canal Beagle doont les variations de bleu nous renseignent sur le relief sous-marin, l'Isla Navarino et ses dents acérées, le célèbre Cap Horn embrumé au dernier plan, la merveilleuse cordillère ornée de blanc offrant un somptueux point final aux Andes que nous avons si longuement parcourues, notre campement...tout petit point au milieu des ruisseau et enfin (ouf!) l'immense lago Roca longé par un massif à la courbure exquise. On a du mal à s'en lasser, mais c'est comme souvent Eole qui nous pousse à descendre trouver un peu de chaleur.
C'est en compagnie de Peggy, une instit grenobloise et Jonathan un kayakiste des US que nous descendons. Ce dernier, qui parle un excellent espagnol, fait agréablement réviser le point de vue étriqué d'Olive sur les étasuniens. Le genou douloureux de Laeti s'est bien porté dans la descente (merci pour lui), sa longue discussion avec Peggy doit y être pour beaucoup.
Au matin du troisième jour, la pluie et le soleil se relaient tous les 1/4 d'heure. C'est finalement Inti qui sera le plus fort et qui accompagnera chaleureusement notre marche sur le sentier côtier qui renferme quelques merveilles de petites criques.
Demain, en route pour Buenos Aires pour de plus grandes chaleurs...
Dans la chaleur de Buenos Aires (Argentina) posté le dimanche 13 janvier 2008 13:22
Nous aterrissons a Buenos Aires encore vetus de nos polaires alors qu'ici regne un soleil de plomb. Monica et Elio nous acceuillent admirablement dans le quartier de Munro et confirment grandiosement l'idee deja tres positive que nous nous faisions de l'hospitalite argentine. Nous sommes ici comme des coq en pate (pas facile a traduire en espagnol!). Monica nous accompagne pour une premiere visite de la grande capital et nous guide a travers les places, les parcs et les beaux monuments dont certains ont un petit air parisien. Nous apprecions les diverses facettes de la ville en nous balladant dans les rues commercantes de Florida ou celles plus artistiques de San Telmo. Apres notre visite de Puerto Madero, Elio nous rejoint pour nous conduire vers la Boca, quartier ou il est ne. Les flamboyantes couleurs des immeubles, et la vivacite qui se degage de l'endroit nous enchantent. Mais c'est avec plaisir que nous retrouvons le calme du jardin ou nous apprenons toujours plus de choses sur l'histoire et la vie des argentins. Merci Monica et Elio pour votre patience a l'egard de notre espagnol.
Le lendemain on se lance seuls dans la capitale mais le monde, la chaleur (42 degres!) et les magasins on vite raison de notre motivation.
Nous partons donc nous raffraichir 2 jours en Uuruguay dont la capitale est a 3 heures de bateau de Buenos Aires. A Montevideo, nous mangeons une excellente parilla dans le marché mais le vin ajouté à la quantité de nourriture rend la marche jusqu'à l'hotel un peu laborieuse!! Le garcon qui tient ce dernier est tres sympatique et ne nous laisse jamais repartir sans une petite blague, La ville est plus tranquille que la grande Buenos Aires et ses edifices ainsi que les bords du Rio de la Plata n'ont rien a lui envie. Mais on aspire a encore plus de tranquilite et c'est pourquoi nous debarquons a Colonia le lendemain a 150 km de Montevideo. Les rues pavées, le soleil qui diffuse une chaleur agreable et l'ambiance paisible qui regne ici nous donnent l'impression d'etre dans un village de l'arriere-pays heraultais. On prend plaisir a se promener dans le village dont le centre historique offre un patrimoine tres interressant.
Notre retour a Buenos Aires se fait dans une chaleur plutot agreable a present. Nous retrouvons Monica, Elio et Domingo, ce grand toutou impressionant mais tres gentil qui donne tout de meme quelques frayeurs a Laeti. Et la culture nous appellent de nouveau. Nous allons visiter le cimetierre de la Recoletta ou toutes les riches familles de Buenos Aires se sont fait ériger des mausoles a la mesure de leur fortune. Nous ne manquerons pas bien sûr, celui de Evita facile a trouver dans ce labyrinthe funeraire grâce aux groupes de touristes agglutinés devant. Le musée des beaux-arts nous impressionnent tant par sa collection de tableau de grands peintres europeens tel que Degas, Monet ou Picasso que par celle des artistes plus locaux ou l'on sent l'empreinte de la culture argentine. Il faut ajouter qu'il est gratuit comme ceux de Montevideo. Voila un bonne exemple de la culture non reservee aux bourses les plus pleines, prenons-en de la graine!
Le soir nous sommes tous de sortie avec egalement Nahuel le fils cadet de nos hotes. Pour manger nous avons suivi les conseils de leur fils aine, Lautaro, et celui de Reno et Claire (qui par chance était le meme!!) en allant au "Desnivel". Merci a eux car le repas fut tres bon et tres copieux. Pour digerer nous avons assiste a un spectacle de tango au cafe Homero ou se melaient danse, musique et paroles. Une complicite palpable se degageait aussi bien entre les musiciens qu'avec le couple de danseur qui nous a permis d'apprecier la complexité et la beauté de cette danse. Le bandoneon, le piano associés à la magnifique voix de la chanteuse (qui ressemble enormément à la chanteuse de java parisienne) nous ont transporté dans ce monde particulier. Un grand moment....
Du Nord aux sources (Argentina) posté le mardi 22 janvier 2008 18:43
Après un dimanche des plus dominical
(vive la grasse mat'), on se remet en route en direction des
fameuses chutes d'Iguazu (17h plus au nord). Nous retrouvons le
climat tropical pesant à Puerto Iguazu, petit souvenir de la
selva preuvienne. Et c'est depuis la piscine du camping que nous
rafraichirons nos idées pour envisager la suite.
Pour commencer, une longue journée dans le parc du
côté argentin. Comme on ne se lasse jamais des
paysages impressionants, c'est avec des yeux ébahis que nous
découvrons la slendeur et la puissance de ces cataratas sous
différents points de vue. Et pour rajouter au plaisir des
yeux, les goutelettes venant des chutes et les arbres rendent la
chaleur beaucoup plus supportable.
La pause picnic, sous une petite cascade au bout du sentier Macuco
nous permet de nous éloigner un peu de la foule. Au menu de
nos cheminements : forêt luxuriante, iguanes, coaties
(dédicace guatemaltèque à Claire et
Julie)...
Pour se rafraîchir un peu plus, on s'offre un petit tour en
bâteau dans le bouillonement des chutes qui nous
éclabousseront de leur puissance.
Coup de gueule pour la deuxième journée : le parc
national du côté brésilien est à nos
yeux une belle hypocrisie. Après une visite du musée
vantant l'éco-citoyenneté, les bus polluants qui nous
conduisent aux miradors foncent sur une grande voie
asphaltée. La plupart des activités proposées
ne peuvent se passer de pétrole, et comble du ridicule, la
valse des hélicos est source de nombreuses pollutions
(ornithologique, sonore...). Heureusement le spectacle sous cet
angle appaise un peu nos esprits bouillonants. Nos progrès
en portugais après cette journée restent très
limités.
Suite à cette étape aquatique, notre désir de
culture nous mène jusqu'au bled de San Ignacio pour y
découvrir les vestiges des missions jésuites.
Pour la petite leçon : en 1609, les
jésuites, dans leur désir
d'évangélisation, ont fondé ces
communautés dans lesquelles les Guaranis pouvaient conserver
une partie de leur culture tout en se rapprochant de dieu. Ce
mélange a donné naissance à une production
artistique singulière (architecture, littérature,
musique).
Lors de notre visite nocturne, notre guide (vaguement militant)
nous présente essentiellement les points noirs de cette
croisade (perte de liberté, acculturation). La force de
cette structure communautariste (qui rappelle l'URSS)
inquiéta la couronne espagnole qui ordonna l'expulsion des
jésuites à partir de 1768.
Ayant pris contact avec une nouvelle branche de la famille bearnaise Moncla, nous nous dirigeons ensuite vers Rosario pour un rapide tour de ville avant de retrouver Maria-Clara et Carlos qui nous conduoisent dans leur maison d'Alberdi a coté de Junin.
Ici, nous faisons la connaissance avec un grand plaisir trois de leur 5 enfants avec qui nous passerons notre dernier samedi soir dans la joie. Pour l'anecdote, Olive découvrira, sur l'ordi de Maria Clara, une photo inconnue de sa grand-mere quand elle n'avait que 9 ans.
Le lendemain, un repas de famille improvoisé a réuni grace a notre présence une floppée de cousin qui ne s'étaient pas vu depuis un bout de temps.
Ce passage par Junin et la recontre de cette grande et sympathique famille nous aura comblé de félicité et donné un peu plus l'envie de revenir.
Derniére escale a San Antonio de Areco, la ville des gauchos pour passer notre derniere soirée de voyageurs amoureux et comblés.
Nous profitons trois jours de plus de Monica Elio et Nahuel et de l'été porteño, avant de retrouver le froid de la France.
