Accueil Date de création : 01/06/07 Dernière mise à jour : 23/01/08 14:00 / 48 articles publiés
 

Bolivia

Entre Perou et Bolivie  (Bolivia) posté le mercredi 17 octobre 2007 18:01

Apres ce periple, une journee de repos s'imposait.
Avant de partir pour Puno, nous visitons le musee de l'Inca. Nous retrouvons pas mal de choses connues, mais on met de l'ordre dans nos informations. Le musee d'art contemporain permet a Laeti (Olive a eu sa dose de musees) de changer de style. On peut y voir les paysages andins peints de facon abstraites et les messages transmis donnent de l'espoir. Beaucoup sont tournes vers la reconnaissance des origines incas et l'ecologie, mais l'education et les besoins de changer le fonctionnement du monde en font egalement partis.
Les soirees sont l'occasion d'ameliorer notre jeu au billard et notre connaissance du Pisco Sour!
Notre arrivee a Puno ne nous laisse pas une bonne impression. Un mauvais carma semble se degager de cette ville.
Au port, les touristes s'entassent dans les bateaux en direction de Taquile ou Amantani. D'apres nos renseignements, les habitants de ces iles ne voient pas d'un tres bon oeil l'arrivee de ces hordes de touristes, surtout que les organisateurs de tours ont la reputation de les escroquer. En une journee notre decision est prise, nous partons directement pour Copacabana et visiterons le lac Titicaca du cote bolivien.
Apres bien des negociations avec les gens de l'hotel, nous obtenons une tele pour regarder la defaite du XV de France face aux anglais. Nous noyons notre deception (excuse?) dans un tres bon cocktail chaud a base de rhum.
Nous quittons le Perou apres presque deux mois de peregrinations toutes plus belles les unes que les autres. Mais l'heure est a de nouvelles decouvertes, en Bolivie cette fois.
Apres un passage rapide a l'immigration, nous arrivons a Copacabana, petite bourgade tres tranquille au bord du lac. Le coucher de soleil est magnifique et des le lendemain nous naviguerons sur ces eaux mytiques en direction de l'ile du soleil. Selon la legende, c'est dans ce lac que Viracocha a donne naissance au soleil et plus tard a Manco Capac et Mama Ocllo, ancetre des Incas. Il est vrai que le soleil tape dure ici !
A 8h30 nous sommes dans le bateau a touriste (eh oui personne n'est parfait!). A peine 2h30 plus tard nous accostons a Challapampa, petit village au nord de l'ile. Une dame tres sympatique nous conduit jusqu'a l'hotel "Pachamama" ou nous sommes les seuls clients. La vue sur le lac est magnifique, tout est calme, c'est idyllique !
Au programme de l'apres-midi, farniente, baignade (si, si meme pas froid on a des preuves...), visite des ruines de Chincana ainsi que son musee. Nous y apprenons que notre bon vieux commandant Cousteau a fait parti des premier qui ont explore le fond du lac afin d'y trouver des vestiges de l'epoque Tiahuanuco. Cette civilisation implantee a l'Est de l'ile, aurait fuit l'invasion des Aymara en traversant le lac. Arrives a Puno, ils auraient rejoint Cusco pour fonder la civilisation Inca. Cela pourrait expliquer la legende de la naissance de leurs ancetres dans le lac.
Pas assez fatigues, nous montons jusqu'a un petit sommet pour jouir d'un panorama a 360º. La lumiere est splendide, on peut apercevoir les monts enneiges de la cordillera real au nord de La Paz. Mais le soleil se couche et la temperature tombe. Quand Inti s'endort ici, il fait tres froid.
Le lendemain nous traversons l'ile du nord au sud par une crete qui nous permet de voir les deux cotes du lac. La les mots sont un peu fades pour decrire la beaute du paysage (on va passer aux langues etrangeres parce que en francais on commence a manquer de vocabulaire).
Yumani, le plus grand village de l'ile semble endormi et nous avons toutes les peines du monde (c'est un peu exagere tout de même) a trouver un restau ouvert. L'animation se situe au port d'ou part notre bateau pour Copacabana. Un dernier regard a la isla del sol et ses habitants serviables et sympatiques et deja nous apercevons le port de Copacabana...
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La Paz : capitale aux sommets  (Bolivia) posté le samedi 20 octobre 2007 20:18

Nous voila joyeusement rendus a La paz (la plus haute capitale du monde), au menu pour nous : organisation de randos (les alentours de la ville regorgent de hautes montagnes, mais difficilement accessibles sans 4X4), visite de la ville et de ces sites, achats d'artisanat local (ben oui faut pas se priver) et decouverte du climat bolivien.
Nous sommes donc arrives dans le premier pays dirige par un indien producteur de coca (Evo Morales) depuis sont election en 2005. Ces idees sont fortement de gauche et ses relations avec Chavez au Venezuela attisent bien des tensions dans le pays. L'actualite du jour et du moment en Bolivie est tournee vers l'Est et particulierement vers la province de Santa Cruz. Aujourd'hui, l'aeroport de Santa Cruz a ete incendie par des mainfestants de droite (si, si ca existe) qui reclament l'autonomie de leur region, depuis la nationalisation par Evo des ressources naturelles omnipresentes  dans l'Est.
Le pays est donc divise (certains craignent une guerre civile) entre les 62% d'indiens vivant dans l'Altiplano, et la minorite blanche de grands proprietaires a l'est qui n'apprecient pas la politique mene par "Le Macaque". Il semble que l'oppresseur des 500 dernieres annees acceptent tres mal la tournure de la politique d'Evo (qualifie de communiste ou d'incaïste).
Ayant abondamment lu les desastres des politiques nord-americaines (FMI et banque mondiale en chefs de file) et ayant apprecie les philosophies de vie qui regissent les peuples andins (respect de la terre nouriciere, reciprocite et partage) notre opinion se joint ici a la majorite.
Qu'on rassure les plus anxieux, la guerre civile n'a pas encore atteint les portes de nos hôtels de touristes, seule la region de Santa Cruz vit en ce moment une reelle tension militaire et politique. Difficile egalement pour les sympatisants du MAS (Mouvement vers le socialisme d'Evo), ainsi que pour les populations guaranis (indiens du Sud-Ouest), qui subissent regulierement des matraquages (appele ailleurs "ratonnades") en regle, et qui se sentent un peu isoles et delaisses par le gouvernement en place. Nous esperons qu'ici la sagesse l'emportera sur la connerie...

En suivant de pres l'actualite de Bolivie, nous decouvrons encore avec joie, ce pays ou nous venons d'atterrir. La ville en elle même est impressionant, battie dans une etroite cuvette, les habitats debordent sur les flancs des montagnes qui l'encadrent. L'arrivee depuis la banlieue-ville del Alto (autant d'habitant qu'a La Paz) donne une impression grandiose. Les balades dans la ville ne sont que montees et descentes, bien qu'ici, malgre la polution presente, la ville soit agreable et garde un certain charme.
Notre hôtel (El solario - merci Renaud et Claire pour l'adresse) se situe dans la rue des coiffeurs. A chacun des passages d'Olive tous les coiffeurs se reveillent pour le raser ou lui couper les cheveux - c'est un peu stressant. Sinon les boutiques d'artisanat abondent et Olive a craquer et s'est paye un premier instrument de musique (un charrango - Steph, c'est une petite guitare !!).
Culturellement il y a aussi beaucoup de choix. Nous avons commence par le musee national del arte qui nous a beaucoup plu. Des oeuvres d art de toutes epoques y sont exposes, depuis les civilisations prehispaniques jusqu'aux oeuvres contemporaines. Les tableaux de l'epoque colonial montre un syncretisme entre le style des indigenes et celui des colons alors que les artistes contemporains semblent se degager de l'influence europeenne. Deux courants sont representes: l'un privilegiant l'art comme outil de mediation politique et l'autre a choisi de garder l'esthetisme comme valeur fondamentale. Dans les messages delivres  par les premiers, Laeti retrouve les themes abordes dans le musee d'art contemporain de Cusco (ecologie, retour aux valeurs andines...).
Ce 20 octobre a lieu en plein apres-midi la finale de la coupe du monde de rugby, et le meilleur endroit que nous avons choisi pour la voir est un pub anglais bonde d'anglophone. Nous sommes plutôt content d'assister a la victoire de l'equipe d'Afrique du Sud d'autant que nous ne sommes pas les seuls a souhaiter la defaite des anglais. L'ambiance est bonne, La biere dans ce bar est vidange a une allure folle. On passe un tres bon moment.
Notre visite au musee de la coca nous est beaucoup plus instructive. Ce minuscule musee relate de maniere tres sympa la cruelle histoire de cette petite feuille verte. On y decouvre la relation etroite qu'entretiennent les locaux d'un point de vue economique, social et spirituel. Utilisee dans de nombreux rites, elle est essentiellement machee pour des raisons nutritives et augmente la capacite a vivre en altitude.
Une fois de plus l'arrivee de l'homme blanc en ses paisibles terres a contribuer a sa diabolisation. Tout d'abord l'eglise qui l'a considere comme un demon qui empeche l'indien d'accepter la blanche religion, puis le roi d'Espagne qui a compris que grâce a elle les pauvres mineurs indiens (en particulier a Potosi), pouvaient travailler 48h d'affile sans manger, augmentant de maniere considerable les productions en metaux precieux.
A l'heure actuelle, quand les milices ou les policiers tentent de lutter contre le traffic de la cocaïne (initie par les recherches medicales europeennes - Freud fut le premier cocaïnoman de l'histoire), que les Nations Unis edictent des lois visant a supprimer la production de cette plante ancestrale andines (plus de 4500 ans d'histoire), on decouvre que les veritables mechants de l'histoire ne sont pas les producteurs (recrutes dans les banlieues les plus pauvres du pays), ni les consommateurs (qu'on tente de "soigner" par la prison, voire plus simplement par la pendaison). En fait les coupables se trouvent dans les pays riches (banque ou industrie chimique) et se sont eux qui fournissent les armes, les materiels de pointe, les infrastructures et qui blanchissent les milliards de dollars de benefices engendres par la vente de la poudre blanche. Cette visite aura ete tres instructive et on espere vous avoir donner envie d'y aller.
Demain, on part en rando...

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La cordillera Real par tous les temps  (Bolivia) posté le mercredi 24 octobre 2007 13:23

Deja avant de partir, le Huyana Potosi et ces 6088m d´altitude nous attirait. Mais on ne monte pas a cette altitude comme on se lave les dents (pourquoi cette metaphore? Pourquoi une autre?). Alors nous avons decide de faire un trek qui nous amenerait d abord a 5000m . C´est celui du Condoriri passant au pied du fameux Huayna qui a retenu notre attention. Retenez (c´est important pour la suite) que Laeti etait motivee pour faire les 2 treks a la suite en 5 jours. Pour une fois c´est Olive qui a ete le plus prudent en decidant de voir comment on se sentirait apres le premier.
Nous voila donc partis avec Walter, notre chauffeur de taxi et Efrain notre guide en direction de Tuni, point depart de notre trek. Apres un petit en-cas nous commencons a marcher pour rejoindre le premier campement. Apres une demi heure de marche le vent se met a souffler accompagne d une pluie glacee qui se fransforme bientot en neige! En une heure nos vetements sont trempes et nos corps sont transis de froid. Inutile de vous dire que pour admirer le paysage ce n est pas le top! Au campement, ( heureusement on en avait que pour 2h ce jour la) Laeti croit avoir perdu l´usage de ses doigts et ses pieds ne sont plus que 2 glacons. Des vetements secs et un mate de coca bouillant arrangeront le tout. Par contre un gros doute s´empare de nous: que faisons nous si demain au lever le temps est le meme? Mais deja Inti est de retour pour nous rechauffer et secher nos affaires. De plus les paysages (maintenant que nous pouvons les voir) tout autour de nous sont recouverts de neige, c´est splendide. Efrain s´avere etre un cuisinier excellent et c´est le ventre ravi que nous entrons dans nos duvet. Seulement selon notre guide le thermometre descend jusqu´a -15 cette nuit la et nous ne devons pas etre bien equipe pour de telles temperatures. C´est donc sans avoir dormi que nous nous levons le lendemain.
Et ce jour nous avons de la route a faire! Nous atteignons d´abord un premier col en traversant des pentes enneigees. Nous sommes a 5000m d´altitude, record battu! Mais le souffle est court pendant la montee et Inti commence a nous  abandonne. La neige recommence a tomber mais en petits flocons cette fois, il ne fait pas tres chaud mais nous sommes toujours au sec. Apres etre redescendus de 500m nous commencons l´ascension du deuxieme col qui doit nous ramene a 4900m d altitude. Les jambes tirent, la respiration devient difficile et le vent glace est toujours bien present (que le Huayna semble loin a cette heure...). Tout au long de la journee nous croisons de grands troupeaux de magnifiques lamas qui ne semblent pas ennuyes le moins du monde par le temps, prenons exemple! Au sommet nous soufflons un peu en admirant les montagnes environnantes. En redescendant nous nous arretons au magnifique lac de Tuni pour dejeuner. Pendant 3/4 d heure le soleil revient pour nous laisser apprecier le tres bon ´´arroz a la valenciana´´ de notre chef-guide. Nous repartons pour les 2 dernieres heures de la journee (deja 5 de faites) les jambes un peu lourdes et le manque de sommeil se faisant sentir. Le ciel noircit de pas en pas et bientot il recommence a neiger. Non pas les gentils petits flocons de tout a l´heure! Des bien durs qui vous fouettent le visage avec l´aide du vent qui ne veut pas s´arreter de souffler! C´est encore trempes et frigorifies que nous arrivons a notre deuxieme campement. Remarquez qu´il aurait pu faire ce temps la pendant 7h! Ce soir nous dormons a l´interieur du refuge sous la tente, double protection on ne nous aura pas 2 fois! 10 minutes apres notre arrivee un grand soleil s´installe (on se moque de nous?), on se rechauffe tout en contemplant ce paysage que nous avons parfois du cherche au milieu des nuages. La lumiere est magnifique nous sommes de nouveau reconcilies avec la montagne (on tait pas trop faches, elle nous apporte tellement de beaux souvenirs!). Malgre la fatigue de cette longue journee, le sommeil ne vient encore pas cette nuit la, le froid a reussi a transpercer les murs.

Au lever, le soleil est toujours la et franchement c´est un emmerveillement de le voir petit a petit envahir toute la vallee effacant de minutes en minutes le froid de la nuit. C´est le corps fatigue que nous nous elancons dans cette derniere journee. Laeti sent son energie s´epuiser a mesure que la pente raidie. L´ultime col du trek parait inaccessible. Dans un dernier effort elle finit par rejoindre Olivier sur le mirador a 5050m d altitude (record encore battu!). Et la, le soleil, le panorama formidable decouvrant meme le lac Titicaca a 50km de la (a vol d oiseau), effacent d´un seul regard la fatigue et les efforts nous donnant ainsi un second souffle. C´est donc joyeusement que nous entamons l´ultime descente vers le point de rendez-vous donne a Walter (Ah bravo! Maintenant vous avez oublie qui est Walter! Mais si! le chauffeur de taxi de l´aller! C´est bon vous vous rappeler maintenant?). Par endroit la roche prend des couleurs rouge-rose. Efrain nous explique que c´est le resultat d´une contamination des sols par les metaux. Il est vrai que la veille nous avons pu observer beaucoup de trous miniers. Nous mangeons au bord d´un lac a l´abri du vent (et oui il ne nous aura pas lache celui la!) en attendant notre chauffeur (qui s´appelle? Walter, il faut suivre un peu!). L´heure est au bilan. Au vue des difficultes rencontrees pendant ces 3 jours, probleme de souffle, de sommeil et le temps incertain a cette epoque de l´annee nous decidons (que c´est dur ce moment)... de ne pas nous lancer dans l´aventure Huayana Potosi. Du moins pour le moment... Il faut savoir admettre ses limites. Dans le taxi, fatigues mais heureux, nous repensons a la premiere idee de Laeti en riant.

En traversant El Alto au-dessus de La Paz, nous decouvrons une vue incroyable sur la capitale bolivienne. Sans attendre nous la mitraillons pour vous la faire partager. En remontant dans le taxi notre appareil tout neuf tombe de la poche d´Olive qui ne s´en apercoit pas. C´est devant l´hotel que nous cherchons, en vain... Walter ramene Olive a 200 km/h dans La Paz vers le lieu du malheur mais c´est peine perdue. Les gens ne semblent rien savoir ou envie l´heureux decouvreur de la camera (et on les comprend!). Les photos de ce trek que vous pourrez voir ne serons donc pas de nous helas!

Rassurez-vous nous l´avons deja remplace et on tachera de lui faire battre le record de longevite!    

PS1: Feliz compleaño a Jack de Sendets pour ses 36 ans a l´envers!

PS2: Claire, desole mais nous n´avons pas trouve ta chaussette et 2 de nos paires ont disparu lors d´un transit d´arriero (les muletiers devaient avoir froid aux pieds!). Le mystere des chaussettes reste donc entier!

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Arrivee a Sucre...en fanfare  (Bolivia) posté le dimanche 28 octobre 2007 12:44

Nous avons change de ville. Avant de partir de La Paz, nous avons profite du musee des instruments de musique. Sympa, instructiof et rigolo, il permet de decouvrir la profusion et la diversite de l'art musical en Bolivie. Cette belle collection, reunie par Ernesto Cavour, celebre le charango comme instrument symbole du pays. Outre les nombreux instruments a vents (Quenuas, Zampoñas et autres flûtes de Pan), le metissage de cette musique a fait entrer dans le folklore bolivien des instruments venus du monde entier.

Nous voila maintenant dans la capitale de l'assemblee constituante. Cette derniere, nommee par le gouvernement d'Evo, avait un an pour rediger une nouvelle constitution pour le pays et Sucre, la ville historique, s'est bien prêtee a ce rôle. Seul petit souci, elle sera accepte aux deux tiers de la majorite, hors Evo Morales, qui est passe en 2005 avec 54% des suffrages, souhaiteraient pouvoir la modifier a la majorite simple. Le referendum, initialement prevu le 6/08/07 (date de l'independance du pays) a ete repousse au 14 decembre...vamos a ver.

On est donc reparti sur la route depuis La Paz, tout d'abord vers Oruro (ville celebre pour son Carnaval) qui devait nous conduire dans une serie de petits bleds plus au Sud. En fait, changement de programme, bien malade toute la journee du 26, on ne profite que du lit toute la journee et la petite excursion en ville dans la soiree nous pousse a prendre le premier bus le lendemain. Pas bien en formes (Laeti s'y met aussi), on envisage de maniere un peu differente notre programme.
Apres 8h30 de trajet, une correspondance a la celebre Potosi, nous voila a Sucre qui nous acuueille en cette fin d'apres-midi sous une belle lumiere et un petit aire de fête.
Pendant notre correspondance, nous avons fait la connaissance de Dorothee et Hugues qui font une lune de miel/tour du monde pendant 6 mois (joli voyage egalement pour ce charmant petit couple). Les sacs a peine poses, notre curiosite nous pousse immediatement vers la foule et ses fanfares qui remplissent les rues. Nous voila au milieu d'une fête etudiante bolivienne, deux petits groupes de danseurs defilent au son d'une fanfare. Nous on part boire un coup a deux pas de la.
Nous pensions avoir profite des deux confreries de danseurs de la soiree. Nous etions loin du compte, il y en avit 37, et les defiles continueront jusqu'a deux ou trois heures du mat'.
Repus et un peu alcoolises, on se replonge dans la fête. En fait c'est un gigantesque concours de defile qui met joyeusement en concurrence toutes les promos des environs : medecins, agronomes, economes, dentistes... rivalisent d'enegie pour animer la ville a grands renforts de costumes, danses et feux d'artifices. L'ambiance est extraordinaire et donne une belle lecon de joie a nos fêtes etudiantes francaises. Toute la ville y participe avec en commun un sourire qui en dit long sur le plaisir de festoyer.
Chaque confrerie compte en ses rangs des petits freres et petites soeurs, les yeux fatigues (ces danses sont un enorme effort physique et on approche de minuit), mais ravis de participer a cette grande parade. C'est sous le charme que Olive fait quelques pas de danse avec la petite Marcella (6-7 ans) qui vient timidement, dans son plus beau costume, l'inviter avec elle au cortege : Il craque, elle est adorable.
C'est le coeur et la tête remplis de magnifiques images de joie que nous regagnons nos lits. Quelle chance nous avons eu de changer notre programme et de tomber la-dessus. Un modele pour nous en matiere de fête universitaire.

PS : Un tres joyeux anniversaire a ma petite niece qui a souffle avant-hier sa premiere bougie ainsi qu'a ma tres chere tante Caroline. Gros gros bisous de nous a toutes les deux.

PPS : Pour ceux qui manquent encore un peu d'entraînement (ainsi que de presence sur notre blog) les photos recentes se trouvent sur : http://picasaweb.google.fr/leayol/Bolivia . I devait y avoir des videos de cette folle soiree, mais ca semble un peu complique aux vues des vitesses de connexion.

 

 

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ville blanche et rouge cordillere  (Bolivia) posté le vendredi 02 novembre 2007 11:15

Pendant notre journee de repos (le dimanche c'est fait pour ca), nous arpentons les rues aux edifices blancs de la belle Sucre. Ses habitants semblent endormis apres cette nuit de fete. Maintenant, il est temps de preparer notre petit periple dans la cordillera de los Frailes. Nous sommes emballes par ce que nous proposent les guides-etudiants de l'office du tourisme universitaire car c'est un peu hors des circuits classiques.

Des 9h du matin nous suivons Pablo (que nous avons surement croise costume samedi soir) jusque dans les hauteurs de la ville d'ou partent les camions-betaillere pour Potolo via Chataquila, notre destination. 50 boliviens, quelques animaux et pas mal de cargaison nous accompagnent dans cet epique transport ou Laeti s'enfonce peu a peu au milieu des sacs de farine pendant qu'Olive tente de s'equilibrer sur le rebord de la benne. Les coutumiers du fait se moquent ouvertement de notre manque d'habitude et on les comprend!

Depuis Chataquila, nous entamons une marche de 5h a travers la cordillere qui doit son nom aux nombreuses eglises (et donc cures, c'est ce que signifie Frailes) qui la parcouraient avant l'independance. Les montagnes ont une couleur ocre qui contraste magnifiquement avec les nuances de vert qu'apporte la vegetation et les cultures. De plus l'eau a creuse au fil des ans cette terre friable et lui a donne des formes originales. Voila encore un style de paysage different de ce que nous avons pu voir jusqu'a present et nos regards s'en rejouissent.

Pour le dejeuner, nous faisons une halte sur les sites de Uncahuasi et Patatoloyo ou on peut observer des peintures rupestres datant de 2000ans. Elles representent des formes geometriques, anthropomorphiques et zoomorphiques peintent avec les couleurs naturelles de plantes alentours.

L'apres-midi s'ecoule entre contemplation du paysage et discussion sur les conditions de vie de nos 2 pays avec Pablo. 

Le soleil commence a descendre lorsque nous debarquons a Chaunaca pour y passer la nuit. Augustina nous acceuille de son plus beau sourire. Elle a 91 ans et vit en coñpagnie d'une multitude d'animaux de ferme dans cette campagne isole (on accede ici que par 4x4) depuis la mort de son fils et le depart de son second. Elle nous laisse nous installer dans une petite cabane non loin de sa maison pendant qu'elle nous prepare un tres bon riz aux petits legumes. Lecture et jeu ne tarderont pas a achever de nous fatiguer.

Des 6h30, apres un petit dej et bien des remerciements a notre hote, nous sommes de nouveau en route vers Chataquila. Le chemin inca qui y mene est tres agreable et nous permet de nous impregner de ce splendide paysage. A l'eglise de Chataquila un camion ne tarde pas a arriver pour nous ramener en direction de Sucre. Cette fois-ci c'est en descente, notre chauffeur va vite et les pentes autour sont vertigineuses; de quoi donner une bonne dose d'adrenaline a Laeti. Cette fois-ci un bouc, une chevre et un chien font egalement partis du voyage. De nouveau en ville nous rentrons a l'hotel a pied et Pablo continue a nous faire visiter. Nous avons beaucoup apprecie sa compagnie et au bout d'un moment nous avions plus l'impression de nous ballader avec un pote connaissant bien la region qu'avec un guide.

Apres une bonne douche et un bon repas nous avons visite la tres interressante casa de la libertad. Elle rend hommage a tous les grands noms qui ont participe a l'independance de la Bolivie. Parmi eux on peut citer Simon Bolivar et le general Sucre, premier president bolivien. La galerie presidentielle presente les portraits de presque tous les presidents du pays, une seule femme y figure. La bolivie, qui s'appelait a l'epoque Altoperu, a combattu au cote de de l'Argentine pour obtenir enfin sa liberte le 6 aout 1825, 1 an apres le Perou. 

Le lendemain avant le depart pour Potosi, Laeti est allee faire un tour au musee des textiles. Elle y a appris l'importance des ouvrages tisses dans les cultures indigenes. En effet ils participent a tous les actes de la vie sous des formes differentes et apportent une identite a chaque peuple. L'association qui a fonde ce musee fait en sorte que les techniques ancestrales de tissage ne sombrent pas dans l'oubli et cela semble plutot bien fonctionner.

Nous quittons maintenant la douceur de Sucre pour rejoindre la tristement celebre Potosi.

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